20 avril 2014

Honoré de Balzac. "Mémoires de deux jeunes mariées". 1841. Extraits.


"A Paris, il y a de l'héroïsme à aimer les gens qui sont auprès de nous, car nous ne sommes pas souvent avec nous-mêmes."

"Qui parle trop veut tromper."

"Nous ne sommes pas certaines d'être toujours bien d'accord avec nous-mêmes, que sera-ce à deux?"

"J'ai pensé qu'il y avait quelque chose d'horrible à aimer un homme beau. N'est-ce pas avouer que les sens sont les trois quarts de l'amour qui doit être divin?"

"On a besoin des autres quand on aime, ne fût-ce que pour les sacrifier à celui qu'on aime."

"Quelquefois un geste, une parole, un regard, dans une conversation sans témoins, quand les âmes sont déshabillées de leur hypocrisie mondaine, éclairent des abîmes."

"... je me demande à quoi te mèneront ces turbulentes préfaces: ne tueront-elles pas le livre?"

"Sache donc enfin que deux amoureux, tout aussi bien que deux personnes mariées... vont chercher sous les joies d'une noce, selon le mot de Rabelais, un grand peut-être!"

"Hélas! la plaisanterie, mon ange, est fille de l'ignorance, on se moque de ce qu'on ne connaît point."

"L'amour est le plus joli larcin que la société ait su faire à la Nature..."

"Ma chère, la perfection de la bienfaisance consiste à s'effacer si bien que l'obligé ne se croie pas inférieur à celui qui l'oblige..."

"Où puisai-je le courage de vivre lorsque l'espérance s'éteignait si souvent?"

"Le doute est notre duel avec nous-mêmes, et nous nous y faisons de terribles blessures."