30 mai 2014

Katherine Pancol. "Muchachas 1". 2014. Extraits.

   


"Le danger gagne toujours la première manche."

"La foi en la vie,..., c'est de croire qu'il y a une place pour toi derrière le brouillard. En ce moment, tu penses que tu es tout petit, tout cassé, sans importance, mais quelque part, derrière ce gris, une place t'est réservée, une place où tu seras heureux... Alors ne juge pas ta vie par rapport à ce que tu es aujourd'hui, juge-la en pensant à cette place que tu vas finir par occuper si tu cherches vraiment sans tricher."

"Suzon avait alors compris qu'il ne faut jamais écouter les gens qui s'épanchent. Ca rompt un lien plus sûrement qu'une dispute."

"Elle ne sait pas pourquoi mais certains souvenirs, les plus violents, reviennent au présent. Comme s'ils n'appartenaient pas seulement au passé. Que ça pouvait recommencer aujourd'hui, demain, qu'ils étaient toujours d'actualité."

"Ton vrai pays, c'est celui où pour la première fois, on t'a regardé avec considération, où on t'a fait comprendre que tu étais capable, que tu pourrais faire quelque chose de ta tête, de tes mains."

"On peut escamoter des vies entières en ne prononçant pas les mots qu'il faut. Les mots qu'on retient sur le bout de la langue nous enferment, ceux qu'on énonce clairement nous rendent libres. Et forts. Je me bats contre des fantômes qui errent dans le silence. Je veux les attraper et, chaque fois, ils se dérobent et resserrent l'entrâve à mes pieds."

"On a tous, à un moment de notre vie, le privilège d'attraper un début de bonheur. On veut tous le prendre délicatement et le faire durer le plus longtemps possible. C'est ça, le plus difficile. Le faire durer."

"L'écriture sert à voir ce qu'on voudrait oublier."