07 décembre 2015

Sayed Kashua. "Et il y eut un matin". 2004. Extraits.

  
"Je n'ai  jamais éprouvé le besoin de voir du pays. J'ai toujours prétexté que nous n'avions pas assez d'argent pour nous payer un voyage, ce qui est la pure vérité, bien que ma femme n'aime pas l'entendre. Je n'ai jamais éprouvé le besoin de voir du pays, je n'y pense pas et je n'en vois pas l'intérêt. C'est curieux, mais il me semble que, si je devais partir un jour, ce serait définitif, comme si je n'envisageais l'avion et un autre pays que comme un moyen d'émigrer, de fuir, de ne jamais revenir, pas même en visite."