11 novembre 2016

Reginald Hill. "Une passion dévorante". 1973. Extraits.

 

"C'est ainsi que se manifeste le chagrin. Il ne peut assurer sa victoire complète sur l'esprit que pour un temps relativement court, mais il l'emplit avec la culpabilité et le dégoût de soi-même pour essayer de piéger toutes les pensées et émotions qui le combattent."

"En cas de tension, la faiblesse d'autrui est une source d'énergie."

"Sentir et savoir, ce n'est pas la même chose."

"Après tout, c'était un ami de ses parents, bien que le mot "ami" parût avoir une connotation assez singulière dans le vocabulaire des adultes. Sa mère et son père semblaient toujours ravis d'être en compagnie de Pelman, ils en faisaient grand cas, ne cessaient de remplir son verre. Mais après son départ, ce qu'ils disaient à son sujet, même si ce n'était pas toujours compréhensible, était loin d'être sympathique."

"C'est difficile de rester longtemps compatissant, constata-t-il soudain. Le chagrin est tellement contraire à la vie. C'est lié à la mort, une sorte de nécrophilie émotionnelle."

"- J'ai compris que si on est considéré comme un objet toute sa vie, on devient encore moins que ça,..."

"La vie est une succession de naufrages. Faites en sorte de toujours être avec les survivants."