31 mai 2019

Joël Dicker. La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert. 2012. Extraits.

"Un texte n'est jamais bon, me disait-il. Il y a simplement un moment où il est moins mauvais qu'avant."

"Au fond, Harry, comment devient-on écrivain?
- En ne renonçant jamais. Vous savez, Marcus, la liberté, l'aspiration à la liberté est une guerre en soi. Nous vivons dans une société d'employés de bureau résignés, et il faut, pour se sortir de ce mauvais pas, se battre à la fois contre soi-même et contre le monde entier. La liberté est un combat de chaque instant dont nous n'avons que peu conscience. Je ne me résignerai jamais."

"A-t-il eu raison ou tort?
- Je n'en sais rien.
- Moi non plus. Tout ce que je sais, c'est que la vie est une succession de choix qu'il faut savoir assumer ensuite."

"Les mots sont à tout le monde, jusqu'à ce que vous prouviez que vous êtes capable de vous les approprier. Voilà ce qui définit un écrivain. Et vous verrez, Marcus, certains voudront vous faire croire que le livre est un rapport aux mots, mais c'est faux: il s'agit en fait d'un rapport aux gens."

"Dire la vérité, c'est ta responsabilité d'écrivain. Même si la vérité est difficile."

"L'amour, c'est une combine que les hommes ont inventée pour ne pas avoir à faire leur lessive!"

"Les mots c'est bien, Marcus. Mais n'écrivez pas pour qu'on vous lise: écrivez pour être entendu."