16 mai 2020

Liane Moriarty. "Le secret du mari". 2013. Extraits.


"Etre une bonne mère, c'est plus facile quand on a un public."

"Vous n'êtes pas comme les autres, lui avait confié un client en lui serrant la main à la fin de leur première entrevue. Les commerciaux ont tendance à beaucoup parler. Vous, vous écoutez."

"Voilà ce qui arrive quand on tient la liberté pour acquise: on perd le sens de la mesure."

"Dire que les gens s'imaginent qu'après une tragédie on devient plus sage, plus spirituel. Foutaises. C'était tout le contraire. Une tragédie, ça rend mesquin et malveillant. On n'en sort ni plus lucide ni plus avisé."

"Voilà comment on vivait avec un secret. Il suffisait de se lancer. De faire comme si tout allait bien. D'ignorer le nœud qui vous tordait l'estomac. De vous anesthésier de sorte que vos émotions restent égales."

"Le cœur battant à tout rompre, Tess se rendit compte qu'on pouvait passer toute sa vie à regarder ceux qu'on aimait sans jamais le faire en face, sans vraiment ouvrir les yeux, comme si on cherchait à rester dans le flou, si bien qu'après un événement comme celui-ci, regarder l'autre devient terrifiant."

"Aussi étrange que cela puisse paraître, plus on connaît quelqu'un, plus ses contours deviennent flous, comme si le temps passé ensemble effaçait ce qui le distingue de vous."

"Nos vies sont pleines de secrets pour nous-mêmes."