21 juin 2020

Fannie Flagg. "Toute la ville en parle". 2016. Extraits.


"Parfois, Birdie, il faut simplement faire sortir le ver du fruit."

"La vie était imprévisible, et la mort, absolument définitive. On n'avait pas droit à une deuxième chance. Alors il fallait profiter tout de suite, chaque jour, de l'existence."

"La beauté est essentielle dans nos vies et ne revient pas si cher."

"Les gens sont souvent désorientés dans la vie, parce qu'elle ne se limite pas à une seule histoire, observa Elner. Au contraire, plein de choses arrivent en même temps. Elle peut être simple et compliquée, il y a de la tristesse, de la joie, tout ça à la fois. Pensez à ma sœur Ida. Elle se donnait toujours un objectif, comme si c'était la clé du bonheur. Un mari riche, une grande maison, sa fille qui devait être mieux que les autres, son club de jardinage, etc. Elle a obtenu pratiquement tout ce qu'elle voulait, mais elle n'a jamais été heureuse. Ce n'était jamais suffisant."

"A l'évidence, le chagrin mène à l'amertume."

"La situation des Etats-Unis l'inquiétait. Quelque chose pourrissait sous la surface, atténuant la frontière entre le bien et le mal. C'était comme si, d'année en année, des centaines de rats, armés de leur cynisme, rongeaient les racines du pays, attaquaient sa substance jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un dépôt visqueux, répandant l'odeur nauséabonde de la haine de soi."

"Au nom du politiquement correct, l'histoire était sans cesse réécrite. On vivait sur un territoire où la liberté d'expression était garantie à certains, mais pas à tous."